JOSEPH KABILA APPELLE LES CONGOLAIS À LA VIGILANCE

La commission électorale nationale indépendante a publié le calendrier électoral pour que les élections présidentielles, législatives et provinciales se déroulent en même temps le 23 décembre 2018. Au lieu de se préparer pour aller aux élections tant réclamées et attendues par les Congolais, les laïcs catholiques, des Ong et une certaine opposition politique soutenues par des puissances et multinationales occidentales organisent des manifestations pour perturber le processus électoral. Face à ces ennemis de la démocratie et des élections aux agendas cachés, le président Joseph Kabila a appelé les Congolais à la vigilance lors sa présentation des vœux pour l’année 2018. Freddy Mulumba Kabuayi.

Lors la présentation des voeux à la nation congolaise, le président Joseph Kabila a convié tous les Congolais à la vigilance pour empêcher les fauteurs de troubles qui «s’étant servis du prétexte des élections depuis quelques années, seraient tentés aujourd’hui de recourir à la violence pour interrompre le processus démocratique en cours et plonger le pays dans l’inconnu».

Par conséquent, souligne le président, «Ce processus relevant de la souveraineté nationale et son financement étant totalement pris en charge par le Gouvernement de la République, je vous invite à vous en approprier et à assumer ainsi, à travers cet acte, l’exercice de votre droit à l’auto-détermination.» Et connaissant le peuple congolais pour la défense de sa patrie, le président la République fait confiance à ce peuple «qui, à plusieurs reprises, a fait preuve de maturité, saura certainement protéger la patrie contre toute initiative et toute ingérence ayant pour finalité de porter atteinte à l’indépendance politique de notre pays et à son intégrité territoriale.»

RETOUR SUR LE PROCESSUS ÉLECTORAL

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié le 5 novembre 2017 le calendrier électoral qui fixe l’organisation des 3 scrutins prévus par l’Accord politique du 31 décembre 2016 en son point IV.2, au 23 décembre 2018. Après la publication de ce calendrier, la nouvelle loi électorale est votée par les deux chambres du Parlement et promulguée le 24 décembre 2017 par le président de la République, Joseph Kabila. Ce texte est l’une des contraintes de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour respecter le calendrier des scrutins qui prévoit la présidentielle en décembre 2018. En complément de cette loi, la Ceni publiera ses mesures d’application décrivant les modalités pratiques de l’organisation des différents scrutins. Et le président de la Ceni rassure «que les quelques jours de retard par rapport à l’échéance calendaire y relative n’ont aucun impact sur la date des scrutins.»

Et la deuxième contrainte et non des moindres a été levée par la promulgation de la loi de finance pour l’année 2018 dans laquelle la prise en charge de l’organisation des trois scrutins est évaluée à plus ou moins 500 millions de dollars américains. Cela signifie que le gouvernement congolais finance lui-même ces élections. Ainsi les défis importants ont été relevés.

Quant à l’enrôlement des électeurs, le nombre s’élève à 45 678 612 dont 24 017 847 d’hommes (53%) et 21 643 300 de femmes (47%). Le

taux de réalisation étant de 111,0% sur les 41 135 072 électeurs attendus, note la Ceni. La clôture totale de l’enrôlement est fixée à la fin du mois de janvier 2018. Mais, la Ceni souligne que ces statistiques restent des données brutes. Sur le plan logistique, le premier lot de 8 kits de la machine à voter prévus pour la sensibilisation, l’éducation civique et électorale de la population est déjà réceptionné par la Ceni. Les

200 autres machines sont attendues dans deux semaines. L’objectif poursuivi par la Ceni est d’atteindre tous les coins et recoins de la République Démocratique du Congo avec cette machine à voter.

Cette machine offre plusieurs avantages notamment la réduction du temps de vote et de la période d’attente de l’annonce des résultats, la réduction de la fraude électorale sinon sa suppression, la réduction du coût global des élections sans oublier que le comptage des voix est à la fois manuel et électronique.

De toute façon, le président de la Ceni, Corneille Naanga est optimiste. «Je m’engage à jouer pleinement le rôle qui est le nôtre pour amener le peuple congolais aux élections conformément au calendrier publié le 5 novembre dernier. Je le dis donc haut et fort : les élections viennent ; elles sont là. En effet ce 1er janvier 2018, nous entrons de plain- pied dans l’année électorale.»

Cette assurance est confirmée par le Président Joseph Kabila dans son discours de présentation de voeux de nouvel an 2018.

«L’adoption et la promulgation de la Loi électorale aujourd’hui acquises, l’établissement des listes électorales, la répartition des sièges et la convocation des scrutins qui s’en suivront, conformément au calendrier électoral publié par la CENI, nous conduisent de manière irréversible vers l’organisation des élections.»

ENJEUX CACHÉS DES MANIFESTATIONS

Tout au long des négociations entre la majorité présidentielle, l’opposition politique et la société civile congolaises, la publication du calendrier électoral a été un point d’achoppement. De passage à Kinshasa au mois d’octobre 2017, Nikki Haley, l’ambassadeur américain aux Nations Unies, l’envoyé spécial du Président américain Donald Trump, après avoir eu des discussions avec le président de la Ceni, Corneille Naanga, a déclaré qu’il est possible d’organiser les électionsen 2018. Suite à ces discussions et aux consultations avec la majorité présidentielle, l’opposition politique et la société civile congolaise, le président de la Ceni a publié le calendrier électoral le 5 novembre 2017. Cette publication a été saluée par le peuple congolais, les Nations Unies, les Etats-Unis, l’Union européenne, l’Union africaine et les organisations régionales africaines telles que la SADC, la CIRGL et la CEAC.

Coup de théâtre, une certaine opposition et une minorité de la société civile proches des milieux d’affaires occidentaux vont contester ce calendrier électoral en proposant des voies non démocratiques. Le Rassemblement, une coalition des partis politiques et associations créées en Belgique «appelle à des stratégies pour obtenir la transition sans Kabila » ignorant totalement la Constitution de la République qui stipule en son article 70 que le président de la République reste en fonction jusqu’à l’élection du nouveau président. Au même moment, curieusement, un certain Comité laïc de coordination (CLC), une structure de l’église catholique, a organisé une marche le 31 décembre 2017 soi-disant pour libérer l’avenir de la RDC. «Libérons-nous et marchons, dans la capitale, en province ou à l’étranger. Levonsnous et marchons, femmes et hommes de foi, croyants en Dieu et chrétiens de sensibilité …pour libérer l’avenir et faire de notre pays une terre de paix, de dignité, d’hospitalité et de progrès pour tous», conclut le CLC dans son communiqué.

Pour être clair, il s’agit des méthodes d’insurrection utilisées lors des printemps arabes soutenus par l’administration Obama et Hilary Clinton.

L’idée selon la diplomatie américaine était que «si un nombre suffisant de gens se rassemblent pour exiger publiquement la démission d’un gouvernement et diffusent leurs revendications par la voie numérique, ils constituent derechef une expression démocratique à laquelle l’Occident se doit d’accorder un soutien moral et même matériel», souligne Henry Kissinger, dans L’ordre du monde, publié chez Fayard, en 2014.

Etant donné que l’opposition politique soutenue par certains milieux d’affaires occidentaux est déboussolée et divisée après la disparition du leader de l’Udps, Etienne Tshisekedi, et l’arrivée à la Maison

Blanche du Président Donald Trump, le recours à une partie de l’Eglise catholique par le Comité laïc de coordination (CLC) restait la dernière cartouche pour les élites mondialistes pour soit créer un chaos débouchant sur l’implosion du Congo ; soit grâce à l’insurrection, placer leurs hommes-marionnettes à la tête de l’Etat congolais car le processus électoral leur échappe.

N’eût été l’intervention de la police nationale congolaise et la lucidité du gouvernement congolais, la Rdc serait devenue la Libye ou le Burkina Faso. Maintenant, il est clair que certaines puissances occidentales et leurs multinationales ne cherchent ni la démocratie ni le bien être des Congolais. C’est qui les intéresse, c’est comment contrôler les richesses du Congo, et s’enrichir tout en laissant les Congolais dans la pauvreté. Pour preuve, au lieu de financer les élections, ces puissances occidentales soutiennent financièrement des organisations non gouvernementales au nom de la prétendue défense de la démocratie et des droits de l’homme pour empêcher la tenue des élections en 2018. Ironie du sort, ce sont ces puissances et leurs multinationales qui ont financé la guerre de pillage en 1998 ayant causé plus de six millions de morts parmi les Congolais, qui sont devenues les grands défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme. De qui se moque-t-on ?

En tout état de cause, les Congolais sont engagés dans la lutte pour la deuxième indépendance, celle du plein contrôle de leurs richesses pour en jouir pleinement, au détriment des prédateurs occidentaux et de leurs suppôts locaux qui ont assez volé les Congolais. Le peuple congolais a un choix à faire entre l’esclavage et la liberté, et il a choisi la liberté ; entre les élections et la violence insurrectionnelle téléguidée, et il a choisi les élections ; entre l’unité du pays et les projets des déstabilisation-balkanisation, et il a choisi l’unité.

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